Comment on se sert de XAMPP ?

Logo de XAMPP

On a vu ce qu’était un WAMP, un ensemble de logiciels qui permet de faire tourner des sites web chez vous. Maintenant, passons à la pratique ! On va l’installer, le configurer et apprendre à s’en servir. Le tutoriel explique tout ça sur un système Windows, si vous avez un autre système, ça devrait être à peu près la même procédure, c’est parti !

Si vous avez suivi le précédent article sur l’installation d’un WAMP, vous l’avez sans doute téléchargé et installé sur votre ordinateur sinon passez par ^^.

Exécutez l’installeur, laissez toutes les options par défaut  sauf si vous savez ce que vous faites bien sûre, et appuyez sur next jusqu’à la fin de l’installation.

Au bout de l’installation, une page s’ouvrira, vous proposant le téléchargement de divers module dont WordPress, fermez la page, nous y reviendrons dessus une prochaine fois. Si votre but est d’installer WordPress ou tout autre module proposé par bitnami sur votre machine, vous pouvez prendre un peu d’avance et télécharger le module que vous voulez en choisissant votre système. Au téléchargement, le site vous demandera de créer un compte chez eux, ce n’est pas obligatoire, cliquez juste sur : « No thanks, just take me to the download ».

L’installation faite, exécutez le XAMPP Control Panel pour avoir accès à l’interface du logiciel. Les logiciels que compose XAMPP sont appelés des modules, j’utiliserai ce terme pour la suite de l’article. Voyons l’interface :

… oui ! Il y a pleins de boutons, mais pas de panique je vais expliquer brièvement leurs rôles.

A quoi sert ces boutons ?

Les boutons start permettent de démarrer un module de XAMPP, il n’est pas nécessaire de démarrer tous les modules pour faire marcher une application web. On ne va pas se servir de FileZilla, ni de Mercury ni de Tomcat, seul Apache et MySQL nous intéresse.

Pour faire tourner des scripts PHP et activer le serveur web, démarrer Apache. Si votre application a besoin en plus d’une connexion à une base de données, démarrer MySQL. Si vous quittez XAMPP, les modules resteront toujours actifs, pour les arrêter, il faut les couper par le panneau de contrôle XAMPP grâce aux boutons stop, qui prennent la place des boutons start si le module est démarré.

Une fois démarrés, les boutons admin s’activent et vont vous permettre d’administrer les différents modules. Dans notre cas, l’admin d’Apache vous amènera directement sur le dashboard de XAMPP avec différents liens et tutoriel pour ceux qui lisent l’anglais. Quant à l’admin de MySQL, il ouvrira PhpMyAdmin qui est une application web spéciale permettant de manipuler la base de données en direct.

Les boutons logs donnent un accès à tous les fichiers logs de ces modules. Quand un événement se produit dans l’un des modules comme une erreur ou une simple connexion sur votre serveur, ils les enregistrent dans ces fichiers ce qui permet de garder une trace de tel ou tel événement.

Les boutons config quant à eux vous donnent la possibilité d’accéder au fichier de configurations des modules. Les modules utilisent en effet des fichiers pour leurs réglages, du coup, on se sert d’un bloc-note pour les régler. Une fois les modifications faites sur un fichier de configuration, il faut redémarrer le module en question pour que les changements prennent effet, un appui sur stop puis sur start forcera le module à redémarrer.

Petite note, pour la configuration et la programmation, je vous conseille d’installer notepad++, qui est un bloc-note améliorer, rien que pour la couleur de la syntaxe c’est très utile. Vous pouvez forcer XAMPP à utiliser notepad++ ou tout autre éditeur de texte en allant sur le bouton  en haut à droite et le régler comme ça :

… ou utilisez le bouton  juste à côté et sélectionnez le fichier exécutable de votre éditeur.

Les autres boutons ne sont pas très utiles pour la suite, je ne vais donc pas les expliquer, passons donc à la phase de configuration.

Réglages simples et rapides !

Par défaut, XAMPP est déjà opérationnel et prêt à faire fonctionner des sites web, mais il y a quelques réglages qui peuvent être utiles à rajouter. Cliquez sur le bouton config d’Apache et sur php.ini, ce qui va ouvrir le fichier en question.

On va changer quelques chiffres, recherchez avec le raccourci Ctrl-F, max_execution_time et remplacer le chiffre à 120. ça donne un peu plus de temps aux scripts PHP d’exécuter une tâche avant que le serveur PHP abandonne et renvoi une erreur. Faites une autre recherche sur post_max_size et upload_max_filesize et mettez les valeurs à 64M. Cela permet d’envoyer des fichiers beaucoup plus lourds vers votre serveur web comme des vidéo ou de l’audio.

La configuration de mysql peut être laissée par défaut. Le nom d’utilisateur sera donc root et il n’y aura pas de mot de passe. Tant que cela reste en test et sur votre ordinateur, pas de soucis !

Et puis c’est tout, vous avez votre propre serveur web ! Cool non ?

Comment ça fonctionne maintenant ?

OK, maintenant comment ça marche ? Pour faire fonctionner l’ensemble il suffit de démarrer Apache et MySQL en appuyant sur les boutons start.

Pour pouvoir exécuter des logiciels web, il faut déjà repérer la racine du « site », sur internet, il est souvent représenté par le www, dans notre cas il s’appelle htdocs.

Cliquez sur le bouton  dans le panneau de configuration, de là voyez si vous trouvez un dossier nommé htdocs. Ce dossier est la racine de votre serveur web, c’est dedans où vous allez mettre tous vos fichiers web, je vous conseille de faire un raccourci de celui-ci pour pouvoir y accéder plus facilement.

Ensuite, pour vérifier si le serveur PHP fonctionne bien, créer un fichier texte que vous allez renommer phpinfo.php. Mettez dedans le code qui suit :

<?php
    phpinfo();
?>

le code phpinfo(); va afficher sur une page web toutes les informations de votre serveur web.

Une fois votre fichier mis dans le dossier racine, pour pouvoir l’exécuter, soit vous appuyez sur le bouton admin d’Apache, soit vous tapez localhost ou 127.0.0.1 dans la barre d’adresse de votre navigateur. Une fois arrivé dans le dashboard de XAMPP, remplacer dans la barre d’adresse le mot dashboard par votre fichier PHP. Si votre fichier est dans un dossier, alors il faut taper le nom du dossier suivi d’un slash et du nom de votre fichier PHP ce qui donne 127.0.0.1/dossier/fichier.php.

Pour le test, mettez le fichier phpinfo.php dans la racine. Faite 127.0.0.1/phpinfo.php, si la page vous affiche une page de ce style :

C’est que tout est bon !

A++ 🙂

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